4-1 - Les concepts "Maison passive" finiront par s'imposer (V2016)

Le sommaire des infos et concepts des maisons passives

Les économies d’énergies sont bonnes pour la planète parce qu’elles limitent la production anthropique de CO2, ce gaz carbonique à effet de serre qui participe fortement au réchauffement climatique de plus en plus évident. La consommation d’énergie est bonne pour le commerce et tant pis si elle provoque la production de CO2. Protection de la planète et commerce sont encore une fois totalement contradictoires.

Parce que l’économie mène le monde avec hégémonie, il ne faut pas s’étonner que ce qui est bon pour la planète fasse l’objet des plus vives attaques sponsorisées par les moyens financiers quasiment illimités des protagonistes du commerce de l'énergie fossile qui s’évertuent à faire perdurer leurs propres intérêts financiers. Contrairement à la vente d'énergie, l’économie d’énergie ne rapporte rien, ni à court terme, ni à long terme sauf à ceux qui en bénéficient directement, tels, par exemple, les propriétaires de constructions passives qui ont décidé d’agir et d’investir plus pour gagner plus afin de ne plus être les otages d’une l’énergie de plus en plus chère. Les moyens financiers des protagonistes des deux bords sont totalement disproportionnés. Ceux qui auront raison pourraient encore être ceux qui privilégient l'intérêt financier à celui de la planète. Et pourtant, si l'évolution du climat ne conduira pas demain à la fin du monde, elle conduira inexorablement à la fin de notre monde, celui que nous connaissons aujourd’hui, notamment dans les pays riches, celui de la consommation sans limite, celui qui est si vivement défendu par les promoteurs de l’énergie à tout va. Cette fin là arrivera vraisemblablement dans le courant de ce siècle. Ce n’est pas une quelconque idéologie fantaisiste, un dogme écologiste irréaliste ou une théorie sur la décroissance en temps que seul remède à la modification du climat et aux crises économiques mondiales successives. Ce n’est même pas lié au réchauffement climatique. C’est un fait purement physique, une logique exclusivement mathématique…

La terre est finie. Ses ressources fossiles, le pétrole, le gaz, le charbon sont finies. Ses ressources nucléaires sont finies. À force de les consommer toutes simultanément et sans limite, par un nombre toujours plus grand d'individus, un jour elles disparaîtront forcément. C’est inévitable. La seule chose qu’on ne puisse dire avec certitude, c’est quand.

Les ressources naturelles renouvelables sont limitées dans l’espace, mais contrairement aux énergies fossiles, elles ne le sont fort heureusement pas dans le temps, du moins à l'échelle humaine. Elles sont capitales parce qu’elles ont l’avantage de se régénérer et sont disponibles partout dans le monde. Certaines participent même au pouvoir naturel de correction de nos erreurs par la planète qui détruit un peu tous les jours une partie du gaz carbonique que nous contribuons à produire du fait de notre utilisation immodérée de l’énergie.

Un jour, la planète détruira forcément plus de CO2 que l’on en produira. Oui, un jour, forcément, la terre prendra sa revanche et gagnera. Les émissions anthropiques de CO2 tendront forcément vers zéro. Cette pollution cessera. C’est inéluctable. L’épuisement des sources d’énergie fossile nous l’imposera.

Au fur et à mesure de leur épuisement, ces sources d’énergie fossiles devront être remplacées par les ressources naturelles non polluantes souvent locales. Toutes ces énergies renouvelables réunies, la biomasse, l’hydroélectricité, l’énergie électrique en provenance des éoliennes, des hydroliennes, des microcentrales photovoltaïques, l’énergie marémotrice, l’énergie thermique solaire, la géothermie… devront satisfaire les besoins d’une population mondiale croissante. Il semble que ce soit totalement impossible sauf à baisser simultanément et très sensiblement nos besoins individuels. De toute façon, il n’y aura pas d’autre choix. L’époque de la facilité qui consiste à se fournir instantanément en énergie peu chère sans se soucier des quantités sera abolie à tout jamais.

L’efficacité énergétique sera la règle dans tous les domaines

Mais en attendant, le climat se dégrade. Le réchauffement climatique est une réalité que plus personne ne peut nier. Ses conséquences sont de plus en plus prégnantes. Même les vendeurs d’énergie sont forcés de le reconnaître. Certains d’entre eux, soutenus par les intérêts économiques d’autres secteurs de l’économie, cherchent toutefois à nier encore la responsabilité de l’homme et tentent de prouver, par tous les moyens, que cette évolution est naturelle pour poursuivre impunément leur commerce, finalement pas vraiment illimité mais si rémunérateur à court terme. À force de lobbying entretenu par les revenus de leur commerce, à force de faire entendre la voix des climato-sceptiques sincères et de ceux qui le sont moins mais qui sont corrompus par leurs moyens financiers, ils réussissent parfois à semer de doute.

Nous avons tous un choix à faire, celui de faire comme eux, celui de fermer les yeux et de ne rien faire, ou encore celui d’en parler, de tenter de convaincre et, même mieux, celui d’agir. Celui de continuer comme si de rien n’était, en laissant à nos enfants la charge de nos erreurs comme le font si bien les producteurs d’énergie polluante ou celui d’intervenir, même à petite échelle pour tenter de limiter les conséquences directes et indirectes de nos actes. Même en admettant que le dérèglement climatique ne soit pas totalement d’origine anthropique, nul ne peut nier que l'homme y contribue et que le laisser faire comme si de rien n'était ne peut que contribuer à accentuer le problème.

Certains diront que nos actions sont si ridicules qu’elles ne mèneront à rien. Nombreux sont ceux qui parlent beaucoup plus qu’ils n’agissent et en sont encore là. Ils risquent simplement de voir le train de l’évolution écologique passer au bénéfice d'autres qui cherchent par contre à l’arrêter parce qu’ils ont compris qu'il en va de leur propre intérêt économique. Ce n’est pas parce que certains ne font rien qu’il faut faire comme eux. Ce serait participer à se tirer une balle dans le pied.

C’est vrai qu’elles sont ridicules ces actions. Mais elles comptent toutes car elles peuvent être nombreuses, très nombreuses, et c’est ce nombre qui peut faire la différence. Une goutte d’eau n’est rien, mais les mers en sont pleines. Une preuve existe. Elle est indéniable sauf probablement pour les climato-sceptiques. C’est celle de la pollution qui est en grande partie le fait des individus, de tous, de vous et de moi. Nous ne polluons individuellement que très peu en regard de la taille de la planète, mais nous sommes 7 milliards d’individus et nous serons 10 milliards en 2050. Nous polluons peu mais tous, à des degrés divers, tous les jours, dans toutes nos activités et partout dans le monde. Le résultat est que nous contribuons tous, globalement, à une partie très importante de ce réchauffement climatique qui pose encore peu de problèmes aujourd’hui mais qui en posera beaucoup plus demain. Inversement, en agissant même peu, mais tous, tous les jours, le raisonnent inverse conduit à penser, sans risque de trop se tromper, que la loi du nombre, pourrait, grâce à l’entraide mutuelle, au moins réduire en partie l’aggravation de ce changement climatique si préjudiciable. Il faudra simplement veiller à ce que nos actions d’un côté n’aient pas de répercussion inattendue et opposée d’un autre, par simple effet rebond imprévu et non contrôlable.

L’efficacité énergétique associée à la loi du nombre, par choix, par incitation ou par obligation, pourra fortement participer sinon à l’autosuffisance des énergies renouvelables, du moins à la couverture de la quasi-totalité des besoins en 2050. Pour atteindre cet objectif et parce que l’union fait la force, il ne suffit pas de parler, il faut agir, montrer l’exemple et profiter de toutes les solutions imaginables associées au plus grand nombre possible. Toutes les actions qui limitent l’impact sur le climat doivent être mises en œuvre sans ostracisme. Les économies d’énergies, l’efficacité énergétique et la production d’énergies propres doivent être toutes développées simultanément et en nombre.

Construire au standard « Maison passive », qui plus est à énergie vraiment positive, couplé à la conduite de véhicules électriques, est, à l’évidence, une solution écologiquement exemplaire d’efficacité énergétique, d’économie d’énergie et de production d’énergie propre simultanées.

L’optimisation des besoins des vraies maisons passives, celles qui sont labellisées, n’est rien d’autre qu’une conception qui garantit le confort avec le minimum d’énergie et, en corollaire, une baisse drastique de la pollution. D’un seul coup, les économies optimisées d’énergie, pour le chauffage du moins, et la limitation drastique de la pollution trouvent une solution grâce à l’efficacité énergétique du concept qui participe à la protection du climat.

Le concept « Maison Passive » est celui de l’efficacité énergétique optimisée et durable

Chaque maison passive réalisée, par choix et non par obligation, participera, à toute petite échelle certes, mais réellement et pour longtemps, à la réduction de l’augmentation de la pollution. Leur développement en plus grand nombre pourrait être une solution efficace pour limiter au maximum la pollution liée à nos habitations.

Certains diront que les efforts de chacun seront globalement annihilés parce que nous serons de plus en plus nombreux à polluer. Si, par exemple, la consommation d'énergie de nos maisons est divisée par deux mais que, parallèlement, la population double, ce sera effectivement le cas. Chacun y trouvera son compte, mais au bilan rien ne changera pour la planète. Le contexte de l'évolution prévisible de la population et de l'efficacité connue des maisons passives n'est toutefois pas celui-là. La population mondiale ne doublera pas d'ici 2050, période au cours de laquelle elle devrait même atteindre un plafond. Les maisons passives ont, quant à elles, une efficacité énergétique largement supérieure à un facteur deux. Elles sont au moins 4 fois plus performantes que les constructions actuelles seulement RT2012 et peuvent atteindre un facteur supérieur à 50 comparé à des constructions classées F ou G lors de la réalisation des diagnostics de performance énergétique des bâtiments anciens.

En résumé :

  • Limiter la consommation d’énergie, c’est limiter la pollution
  • L’efficacité énergétique du bâtiment est le meilleur moyen de limiter la consommation d’énergie à long terme
  • Dans le domaine de la construction, le concept d’efficacité énergétique « Maison Passive » est le plus performant


Accueil - Accéder au sommaire