Le futur, maintenant

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La voiture est souvent un produit de rêve à l’image du concept-car DéZir de Renault non seulement exceptionnel par son design mais aussi par le fait qu’il s’agit d’un véhicule électrique, peut être un véhicule du futur.

Si les bâtiments à énergie positive semblent bien être ceux du futur, est-ce bien le cas des véhicules électriques fussent-ils du niveau de celui-ci?

La question revient à se poser le problème de savoir quelles seront les spécificités que les véhicules du futur devront impérativement posséder. L’une d’entre elle, celle qui parait sans aucun doute l’une des plus déterminantes bien que ce ne soit pas la seule, est celle qui concerne la limitation maximale de leur pollution comme le feront les futurs bâtiments à énergie positive.

Au premier abord, si les véhicules électriques semblent satisfaire à cette condition et paraissent donc bien les véhicules du futur, la question se pose pratiquement immédiatement de savoir d'où vient l’énergie électrique qu’ils utilisent. La réponse n’est actuellement pas très satisfaisante. Si l’énergie électrique provient quelquefois de centrales hydrauliques ou d’éoliennes, elle provient la plupart du temps de centrales nucléaires ou fonctionnant au gaz, au fuel et peut être même au charbon. Les pertes liées au rendement de ces centrales additionnées à celle provenant du transport de l’électricité impliquent un besoin d’énergie primaire de 2,5 à 3 fois supérieur à l’énergie réellement disponible pour le consommateur final. Les véhicules électriques ne polluent effectivement pas directement mais l’énergie qu’ils utilisent est source de pollution dans toute sa chaîne de production. Vu sous cet angle, les véhicules électriques ne sont pratiquement pas moins polluants que ceux fonctionnant aux hydrocarbures.

Une autre approche à la définition des véhicules du futur consiste à regarder la globalité des évolutions simultanées de nombreux secteurs et de leurs interactions possibles. La réponse est dans ce cas très différente car elle est le résultat des constats chronologiques suivants :
  • La conscience écologique individuelle évolue très rapidement
  • La survie politique implique de prendre en compte l’évolution écologique
  • L’évolution politique conduit à proposer des solutions et à développer la recherche spécifique
  • La recherche conduit à produire des batteries électriques de plus en plus efficaces et recyclables, à développer des toits photovoltaïques avec des rendements de plus en plus important et des prix en baisse ainsi qu’à fabriquer des produits électroménagers, hi-fi, informatiques… de moins en moins énergivores
  • L’évolution politique qui a conduit à imposer des bâtiments à énergie positive à l’horizon de 2020 implique impérativement la réalisation de toits photovoltaïques sur des constructions passives
La conjugaison des constructions passives, des toits photovoltaïques de plus en plus performants et des besoins d’énergie spécifique de plus en plus faible peut permettre la recharge des batteries des véhicules électriques de plus en plus efficaces avec une source d’énergie non polluante en provenance directe des panneaux photovoltaïques. Les batteries des véhicules à l’arrêt et des batteries dans la construction, couplées au réseau, pourront même stocker l’énergie superflue et la restituer aux heures de pointe pour participer à la stabilisation des réseaux.

Les progrès prévisibles, notamment grâce aux nanotechnologies, permettent d’envisager un avenir moins pollué avec plus de sérénité mais aussi avec des perspectives qui conduisent à une vraie révolution ou chacun limitera drastiquement son impact écologique en devenant producteur d’énergie électrique répartie et en diminuant fortement la dépendance énergétique de la France aux pays producteurs de pétrole et d'uranium.

En conclusion, les voitures électriques deviendront les véhicules du futur lorsqu’ils seront couplés à la réalisation déjà annoncée de bâtiments passifs à énergie positive.


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